La captation en France des programmes de la RTS ne dépend pas du service public suisse

France 3, 20 décembre 2025

France 3 m’a demandé pourquoi la RTS ne serait plus captée en TNT dans les régions françaises limitrophes de Genève. J’ai expliqué que la question ne dépend pas de la RTS ni de sa maison mère, la SSR, qui n’émet plus en TNT depuis 2019. A l’époque, moins de 2% de la population suisse utilisait cette technologie et il n’y a plus de concession pour une telle diffusion. Le signal émis depuis la Suisse a alors cessé de déborder sur France.

La SSR a néanmoins accepté d’accorder en 2019-2020 le relai de la diffusion de ses programmes en France voisine par un opérateur privé de TNT mandaté temporairement par l’agglomération transfrontalière du Grand Genève. Ceci a permis le retour de RTS 1 et RTS 2 (ainsi que du télétexte et les sous-titrages) chez nos voisins jusqu’à aujourd’hui, mais la SSR et la RTS ne sont pas parties prenantes dans ce contrat. Malgré l’hypothèse évoquée en fin de reportage, j’ai bien précisé au journal Ici 12/13 Alpes Rhône-Alpes que ce n’est pas le rôle de la Suisse ni de la redevance des ménages helvétiques de payer un mode de diffusion en France (tout comme la France ne finance pas le réseau câblé en Suisse).

Pour le public de France voisine, dont nous comprenons l’attachement à la RTS, il reste la possibilité d’y accéder via la plateforme Play RTS (avec des restrictions sur des contenus dont nous n’avons les droits que pour la Suisse). Certains programmes de la RTS sont aussi diffusés via TV5 Monde.

La RTS dénonce les fake news usurpant l’identité de ses personnalités d’antenne

RTS, 8 novembre 2025

Fléau d’ampleur aussi en Suisse: les arnaques en ligne utilisant comme appât l’image de personnalités (de la politique comme ici Pierre-Yves Maillard ou précédemment Karin Keller-Sutter, des médias comme ici le journaliste Philippe Revaz, du cinéma ou de l’économie), auxquelles les voyous font dire n’importe quoi dans des vidéos artificielles et fausses infos redirigeant sur des pièges financiers. Notre Justice peine à rattraper les auteurs de ces publications frauduleuses: nous le disons dans le 19h30, expliquant que la RTS se bat contre cela.

Les réseaux sociaux ont la capacité d’éviter ces publications usurpatrices, comme ils le font avec les publicités politiques (nous avions formulé cette position dans A bon entendeur), mais ne le font pas. Ce week-end, Le Temps publiait les bénéfices consistants que le groupe Meta tire des publicités trompeuses sur Facebook et Instagram.

Nous ne pouvons que souligner la valeur ajoutée des médias, dont ceux de service public comme la SSR, d’autant plus importante alors que la population est inondée de fausses infos. Nous recommandons au public de la RTS de ne faire confiance qu’aux informations diffusées sur nos chaînes de télévision et radio, notre site rts.ch, notre plateforme Play RTS, nos apps RTS Info et RTS Sport. Sur les réseaux sociaux, il faut vérifier que l’info soit bien diffusée par un compte de la RTS ou que le lien pointe sur une adresse commençant par « rts.ch ».

Les podcasts RTS sont aussi sur Spotify pour mieux atteindre une partie du public romand

RTS, 9 septembre 2025

Dans cet épisode du podcast Le Point J (RTS), j’expose (dès la minute 13:24) les raisons pour lesquelles le service public romand propose des podcasts sur l’application Spotify en plus de sa propre plateforme Play RTS:

« La RTS propose ses podcasts prioritairement sur son application Play RTS, la plateforme de streaming romande, qui est en libre accès, sans publicité, dont nous maîtrisons l’évolution et la souveraineté technologique en Suisse. Cependant, certains podcasts sont également disponibles sur des plateformes tierces, comme Spotify et Apple Podcasts, car pour l’instant nous n’atteignons pas tout notre public via notre propre application. Notre objectif est de ramener ce public chez nous, dont une partie importante, notamment les jeunes, se trouve encore sur Spotify. Cette plateforme est incontournable dès lors qu’elle est le leader mondial du streaming audio. Nous sommes conscients que les plateformes tierces peuvent changer de cap subitement, à l’instar du réseau social X: c’est la raison pour laquelle nous pratiquons une réévaluation annuelle des plateformes tierces, pour au besoin adapter nos présences. Nous ne garantissons pas d’être encore sur des plateformes tierces dans 5 ans, par contre nous sommes certains que la RTS aura toujours sa propre application et nous travaillons à sa future version pour la rendre encore meilleure. »