Les podcasts RTS sont aussi sur Spotify pour mieux atteindre une partie du public romand

RTS, Le Point J, 9 septembre 2025

Dans cet épisode du podcast Le Point J (RTS), j’expose (dès la minute 13:24) les raisons pour lesquelles le service public romand propose des podcasts sur l’application Spotify en plus de sa propre plateforme Play RTS:

« La RTS propose ses podcasts prioritairement sur son application Play RTS, la plateforme de streaming romande, qui est en libre accès, sans publicité, dont nous maîtrisons l’évolution et la souveraineté technologique en Suisse. Cependant, certains podcasts sont également disponibles sur des plateformes tierces, comme Spotify et Apple Podcasts, car pour l’instant nous n’atteignons pas tout notre public via notre propre application. Notre objectif est de ramener ce public chez nous, dont une partie importante, notamment les jeunes, se trouve encore sur Spotify. Cette plateforme est incontournable dès lors qu’elle est le leader mondial du streaming audio. Nous sommes conscients que les plateformes tierces peuvent changer de cap subitement, à l’instar du réseau social X: c’est la raison pour laquelle nous pratiquons une réévaluation annuelle des plateformes tierces, pour au besoin adapter nos présences. Nous ne garantissons pas d’être encore sur des plateformes tierces dans 5 ans, par contre nous sommes certains que la RTS aura toujours sa propre application et nous travaillons à sa future version pour la rendre encore meilleure. »

Une SSR moderne et indépendante

24 heures, 13 août 2025

Ici je réponds en tant que porte-parole de la RTS à un courrier de lecteur publié juste avant la pause estivale de la rubrique et dont l’auteur soulevait des questions au sujet du service public SSR incarné par la RTS.


Une SSR moderne et indépendante

L’appel d’un lecteur à une SSR plus agile (24 heures du 12 juillet) est légitime: nous sommes sur cette voie! Le service public audiovisuel est essentiel à la société au-delà de l’usage quotidien de chaque individu, comme les écoles ou l’armée. Pour assurer son indépendance, la SSR est financée par une redevance et non par l’impôt: ce modèle garantit aux minorités linguistiques comme la Suisse romande un accès équitable à l’information, à la culture et au divertissement. Un système à la carte coûterait plus cher aux ménages: jusqu’à 950 francs/an contre 335 aujourd’hui, bientôt 300 (baisse qui oblige déjà la SSR à se réinventer en rationalisant l’immobilier et les effectifs, en repensant l’offre, car la publicité ne couvre que 15% du budget). Notre pays est petit, sans masse critique pour financer des programmes à la carte avant d’en connaître la consommation.

Le service public est utile aux médias privés, car il soutient un écosystème de prestataires dont ils ont aussi besoin. Il génère 1,67 milliard de francs de valeur ajoutée, soit 10’500 emplois. La SSR a économisé 100 millions entre 2018 et 2022 tout en innovant et en gardant une confiance élevée du public. En Suisse romande, la RTS touche chaque semaine huit personnes sur dix et atteint deux jeunes sur trois (aussi via les réseaux sociaux). Elle forme 6000 élèves par an à détecter les fake news et se transforme avec sa plateforme Play RTS afin de répondre aux nouveaux usages. C’est cela, un service public moderne. Des soirées de dialogue avec le public (panel RTS) ont lieu régulièrement: toute personne peut s’y inscrire.

Marco Ferrara, porte-parole de la RTS

Le public romand choisit massivement la RTS pour le foot féminin en direct

Blick, 25 juillet 2025

Dans cet article « Devant sa télé, un Romand sur deux a suivi les demi-finales », je fournis au média les données d’audience des demi-finales de l’Euro féminin 2025, qui ont été excellentes sur RTS 2 et sur notre streaming (plateforme Play RTS, app RTS Sport, site rts.ch). J’émets aussi deux appréciations qualitatives, à savoir que le foot féminin suscite un intérêt considérable et que le public romand choisit massivement la RTS pour suivre ces retransmissions en direct.

Ces informations et considérations sont importantes pour au moins trois raisons: chaque téléspectatrice ou téléspectateur voit son choix validé par le public, les annonceurs publicitaires reçoivent la confirmation de l’impact de la chaîne concernée, le débat politique sur la diffusion du sport par l’audiovisuel public est alimenté de données significatives sur les préférences réelles de la population.