TeleBielingue, Info, 30 janvier 2026
Une redevance à 200 francs condamnerait les bureaux cantonaux RTS, qui aident la population des régions à être considérée dans les décisions politiques. Cette douzaine de bureaux en Suisse romande relayent au niveau national les revendications de la population sur des préoccupations du quotidien, comme les infrastructures ou les transports. Je l’ai expliqué à TeleBielingue (minute 5:52 de l’édition) depuis la rédaction de la RTS à Moutier, où est basée une partie de la rédaction de RTS Jura Région. Cette équipe propose chaque année quelque 400 sujets et interventions pour la télévision (dont la très apprécieé émission Couleurs locales), auxquels il faut encore ajouter tous les sujets radio. Une visibilité importante pour ce territoire et les personnes qui y vivent. Ce bureau couvre un territoire s’étendant jusqu’à Bâle si nécessaire, comme l’an dernier lorsque la cité rhénane a été au centre de l’actualité avec le concours de l’Eurovision. Les bureaux régionaux RTS comptent une soixantaine de personnes au total et mutualisent leurs ressources en s’entraidant: la rédaction jurassienne est récemment intervenue en renfort des collègues valaisans lors du drame de Crans-Montana et précédemment lors de la catastrophe de Blatten, de même qu’elle l’avait fait avec les collègues neuchâtelois lorsque La Chaux-de-Fonds a été impactée par la tempête..
J’ai aussi rappelé que les médias de la SSR sommes les plus neutres du pays, selon la seule étude universitaire en la matière. Certains tentent de faire croire que nous souffrons d’un biais politique, car dans le fond ils estiment que nos programmes ne sont pas assez politisés en leur faveur. Je le constate ici avec effarement: au micro de nos confrères, les partisans de l’initiative sont en train de reconnaître ouvertement des objectifs de pression idéologique sur le service publique. Or, la SSR doit pouvoir rester à l’abri de toute pression politique.