Le Temps, 30 juin 2026

Ici je réponds dans Le Temps à un lecteur souhaitant que les émissions SSR des autres régions linguistiques soient disponibles en français à la RTS et estimant que l’actualité du reste de la Suisse est invisible.


Une réponse de la RTS à Julien Gauthier

Le Temps a fait paraître mercredi 24 juin un courrier de Julien Gauthier, intitulé « La cohésion que je paie, je ne peux pas la regarder: une lettre ouverte à la RTS ». Merci à lui de l’attention qu’il porte à notre offre. Il touche un point essentiel de notre mission: contribuer à la cohésion d’un pays plurilingue, en rendant visibles les réalités de toutes ses régions. Le souhait de mieux accéder aux débats, enquêtes et émissions des autres régions linguistiques est légitime et rejoint l’évolution en cours à la SSR (qui englobe la RTS) dans le cadre des synergies liées aux mesures d’économie. Chaque jour, nos rédactions échangent des sujets afin d’assurer une couverture nationale cohérente, avec toutefois un narratif adapté aux habitudes du public de chaque région linguistique, fondement de l’ancrage régional de la SSR et raison d’être de la RTS.

La couverture des autres régions linguistiques fait déjà partie intégrante de notre quotidien. La RTS a par exemple abordé ces derniers jours la canicule et ses conséquences en Suisse alémanique en s’intéressant à la centrale de Beznau, les dépistages du cancer du sein en Suisse centrale, le drame de l’adolescente décédée après de violents orages à Zurich, l’opération anti-mafia dans le val Mesolcina, le différend entre le Tessin et Rome au sujet de la taxe italienne sur la santé ou la Fête fédérale de yodel à Bâle. Cette information nationale est assurée en télévision, en radio, sur notre site web et l’app RTS. A cela s’ajoutent les autres programmes qui favorisent la cohésion, comme la diffusion des matchs de la Nati.

Cette logique va s’intensifier avec le lancement de Play+ pour réunir l’ensemble des contenus de la RTS, de SRF, de la RSI, de la RTR et de Play Suisse dans un seul espace numérique. La nouvelle plateforme remplacera les actuels players régionaux, proposant nos programmes en direct et à la demande. Les contenus à portée nationale seront progressivement sous-titrés ou doublés, pour favoriser leur circulation d’une région linguistique à l’autre.

Marco Ferrara, porte-parole de la RTS