RTS, 1er mai 2026

Le public rattrapant des émissions de télévision via la fonction replay des plateformes privées (p. ex. Swisscom, Sunrise, Quickline, Salt, Zattoo ou encore Teleboy) est désormais susceptible de voir s’afficher des publicités au démarrage, durant les pauses ou lors de l’avance rapide des contenus. Les opérateurs téléphoniques et plateformes en ligne proposent des forfaits optionnels pour éviter les annonces commerciales.

En tant que porte-parole de la RTS, j’ai expliqué à l’émission radio On en parle de RTS Première que ceci est dû à l’évolution des usages dans la consommation des programmes de télévision en Suisse. 30 à 40% des contenus TV sont désormais regardés en différé, une réalité qui ne pouvait plus être ignorée en matière de publicité. Pour cette raison, la SSR a signé un accord national avec les chaînes privées et les opérateurs de distribution afin de rejoindre une pratique déjà en vigueur depuis 2022 pour les chaînes privées alémaniques.

La RTS n’impose rien. Notre public n’a aucune obligation ni d’intérêt particulier à acheter des forfaits permettant d’esquiver les annonces commerciales sur les systèmes de rattrapage, car en comparaison avec les chaînes privées et étrangères, la publicité est faiblement présente sur les chaînes du service public suisse. La RTS ne fait au maximum qu’une interruption publicitaire par tranche de 90 minutes d’émission en prime time. J’encourage la population à utiliser la plateforme Play RTS, qui reste sans publicité lorsque l’on visionne des contenus à la carte.

La publicité suit le public dans ses usages. La population nous regarde de plus en plus via les plateformes digitales et la SSR devait intégrer ce virage aussi dans le domaine des annonces commerciales, car elle financée à 85% par la redevance et à 15% par la publicité. Ce financement hybride permet de maintenir l’offre du service public.