24 heures, 13 août 2025

Ici je réponds en tant que porte-parole de la RTS à un courrier de lecteur publié juste avant la pause estivale de la rubrique et dont l’auteur soulevait des questions au sujet du service public SSR incarné par la RTS.


Une SSR moderne et indépendante

L’appel d’un lecteur à une SSR plus agile (24 heures du 12 juillet) est légitime: nous sommes sur cette voie! Le service public audiovisuel est essentiel à la société au-delà de l’usage quotidien de chaque individu, comme les écoles ou l’armée. Pour assurer son indépendance, la SSR est financée par une redevance et non par l’impôt: ce modèle garantit aux minorités linguistiques comme la Suisse romande un accès équitable à l’information, à la culture et au divertissement. Un système à la carte coûterait plus cher aux ménages: jusqu’à 950 francs/an contre 335 aujourd’hui, bientôt 300 (baisse qui oblige déjà la SSR à se réinventer en rationalisant l’immobilier et les effectifs, en repensant l’offre, car la publicité ne couvre que 15% du budget). Notre pays est petit, sans masse critique pour financer des programmes à la carte avant d’en connaître la consommation.

Le service public est utile aux médias privés, car il soutient un écosystème de prestataires dont ils ont aussi besoin. Il génère 1,67 milliard de francs de valeur ajoutée, soit 10’500 emplois. La SSR a économisé 100 millions entre 2018 et 2022 tout en innovant et en gardant une confiance élevée du public. En Suisse romande, la RTS touche chaque semaine huit personnes sur dix et atteint deux jeunes sur trois (aussi via les réseaux sociaux). Elle forme 6000 élèves par an à détecter les fake news et se transforme avec sa plateforme Play RTS afin de répondre aux nouveaux usages. C’est cela, un service public moderne. Des soirées de dialogue avec le public (panel RTS) ont lieu régulièrement: toute personne peut s’y inscrire.

Marco Ferrara, porte-parole de la RTS